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Les Dames du clocher

LES DAMES DU CLOCHER

 

Saint-Hilaire, Marie-Elisabeth, Marie-Pierre-Honorée et Anne-Joseph : l'histoire de celles qui firent sonner le clocher de l'Eglise... 

L'abbé René Vauloup (1867-1946)  originaire de La Marne est le premier historien de la commune qui a composé par rapport à ses recherches dans les archives un livre « Notes historiques sur la paroisse de La Marne » édité en 1942. Cet  ouvrage de référence est  actuellement introuvable. L'abbé Vauloup a effectivement signalé l'existence de la cloche en question ainsi que les  trois autres cloches dont deux actuellement en fonction dans le clocher. 

L'ancienne église fort petite à l'origine  possédait dans son clocher une petite cloche  de 60 kilos  de bronze un alliage de 78% de cuivre et 22% d'étain et une légende disait que cette cloche avait dans son alliage de l'argent pour rendre soi-disant le son plus cristallin. Il est possible à cause de la couleur d'oxydation plus foncée que celle des autres. Tout autour de la robe de cette cloche juste en dessous  la faussure supérieure est  moulée en lettres gothiques l' inscription campanaire rapprochée en  latin et en vieux français : "Sancte hilari ora pro nobis;Je fu fait en l'an MCCCCIIIIVI", autrement dit : "Saint-Hilaire priez pour nous, je fus faite en l'an 1486". Cette cloche fut le témoin d'une époque particulière pour la paroisse qui devenait administrativement une  propre châtellenie  avec un premier seigneur Bertrand du Pouetz  qui a sans doute parrainé  la cloche Saint-Hilaire.

 

L'ancienne église tombait en ruine au cours du XVI et XVII ème siècle et fut agrandie et refaite suite à l'injonction de l'évêché de Nantes.  Elle a été bénite le 21 décembre 1684. Plus tard, une deuxième cloche pesant 130 kilos vient s'ajouter au clocher du nom de Marie-Elisabeth, parrainée par le seigneur Pierre-Marie de Chardonnay et son épouse Clémence de Bellabre. Marie-Elisabeth a été bénite le 12 décembre 1755. 

A la période révolutionnaire, suite à la vente des biens ecclésiastiques, ces cloches ont été jetées au printemps 1792 dans le réservoir derrière l'ancienne cure (de nos jours bouchée) pour se soustraire à la rapacité des agents. Ensuite par une indiscrétion sur leur lieu caché, elles ont été  jetées de nouveau dans un autre étang et finalement enterrées dans le cimetière. Elles ressortiront de terre à Pâques 1802. 

En 1864 la cloche Marie-Elisabeth se brise. L'abbé Ménager curé à cette époque dut se résigner à refaire le mobilier campanaire. Avec les restes de la cloche brisée, il fait fondre une autre cloche de 640 kilos. Marie-Elisabeth laisse donc sa place à celle qui sera baptisée du nom de Marie-Pierre-Honorée et bénite le 27 février 1865 . Quelques mois plus tard, le curé en fait une autre grâce à la générosité des paroissiens. Pesant 367 kilos, cette dernière est baptisée  Anne-Joseph  et bénite le 20 octobre 1865.

Tout le mobilier campanaire composée de trois cloches sera transférée au clocher de la nouvelle église actuelle en hiver 1875.  La cloche Saint-Hilaire servait uniquement à tinter au moment de la consécration des Saintes Espèces pendant la messe. Elle s'est tue définitivement dans les années 1930.

Marie-Pierre-Honorée et Anne-Joseph ont rempli leurs fonctions jusqu'à nos jours en rythmant la vie quotidienne, les événements heureux et malheureux, l'angélus et le glas. Elles ont sonné dans leur vie six fois le tocsin (Le tocsin est une sonnerie de cloches civile pour alerter la population d'un danger imminent ou d'un évènement majeur) le 20 juillet 1870, le 2 août 1914, le 11 novembre 1918, le 3 septembre 1939, le 8 mai 1945 et en commémoration le 2 Août 2014. 

A noter que ces dames ont gardé le silence pendant les années de guerre de 14-18 et 39-45. 

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